Pourquoi je connais le bâti de Châtenay-Malabry (et pourquoi ça change tout pour une fuite)
Je vais être direct, c'est ma façon de parler. Un plombier qui débarque à Châtenay-Malabry sans rien connaître du bâti local va perdre du temps, casser au mauvais endroit, ou pire, rendre un diagnostic à côté de la plaque. Moi, en 28 ans, j'ai appris une chose chez les Compagnons : avant de toucher à un raccord, on regarde l'âge et la nature du réseau. Et à Châtenay, le réseau n'a pas du tout le même âge selon le quartier où vous habitez.
Quand j'arrive chez un client à Châtenay-Malabry, la première chose que je regarde, c'est le quartier et l'année de construction. Parce que ça me dit déjà 80 % de ce que je vais trouver.
À la cité-jardin de la Butte-Rouge (les IRIS Butte-Rouge 1, 2 et 3, secteurs autour de l'avenue de la Division Leclerc côté plateau), on est sur du béton armé construit entre 1931 et 1940 par les architectes Bassompierre, de Rutté et Sirvin pour l'office HBM de la Seine d'Henri Sellier, avec des extensions jusqu'aux années 60. Les canalisations d'origine, c'est du plomb et du cuivre noyés dans le béton, parfois repris à l'arrache lors de la grande réhabilitation de 1984-1994. Quand un raccord cède là-dedans, l'eau ne ressort pas où elle fuit : elle court le long des banches béton et réapparaît trois mètres plus loin.
Dans les pavillons en meulière du centre, autour de la rue du Docteur Le Savoureux et de la rue Jean Longuet, ou du côté de la Vallée-aux-Loups et de la rue de Chateaubriand, on trouve du plomb d'origine et du cuivre des années 50-70, avec des arrivées d'eau qui passent souvent sous le jardin avant d'entrer dans la maison. Là, la fuite enterrée est le grand classique.
À l'écoquartier LaVallée (sur l'ancien site de l'École Centrale, entre la Grande Voie des Vignes au nord et l'avenue de la Division Leclerc au sud), c'est l'inverse : du neuf livré depuis 2022, multicouche et PER, distribué sur nourrices. On pourrait croire que le neuf ne fuit jamais. Faux. Le neuf fuit sur les défauts de pose : un sertissage PER mal fait, un collecteur mal serré, et ça goutte dans une chape encore en train de sécher.
Dans les résidences collectives plus banales des années 70-80, vers Robinson et le bas de la ville, on a des colonnes communes en cuivre ou en fonte qui arrivent en fin de vie technique.
Un Compagnon vous dirait la même chose : on ne diagnostique pas une fuite « en général ». On la diagnostique en fonction du réseau qu'on a en face. C'est exactement ce que je vais vous détailler dans cette page.