Les soixante premières minutes : ce qu'il faut faire, et surtout ne pas faire
Rentrer chez soi et trouver sa porte forcée est une épreuve. Le réflexe naturel — entrer, vérifier, ranger — est précisément celui qu'il faut suspendre. En matière de bâti comme en matière de procédure, les premières décisions conditionnent tout ce qui suit : la qualité du constat, la prise en charge par l'assurance, et la possibilité de conserver ou non l'élément d'origine.
Premier geste : ne pas entrer si un doute subsiste. Si la porte est entrouverte et que vous ignorez si l'auteur est encore à l'intérieur, n'entrez pas. Reculez, gagnez un palier ou la rue, et composez le 17. Cette prudence n'a rien d'excessif : un cambrioleur surpris est imprévisible, et votre intégrité vaut infiniment plus que n'importe quel bien.
Deuxième geste : ne toucher à rien. C'est contre-intuitif, mais essentiel. La serrure forcée, les marques sur le chambranle, les traces sur l'huisserie, les objets déplacés : tout cela constitue des éléments matériels que les forces de l'ordre et votre assureur examineront. Une porte ancienne porte souvent, dans son bois tendre, l'empreinte exacte de l'outil utilisé — un pied-de-biche laisse une morsure caractéristique. Effacer ces traces, c'est appauvrir le constat.
Troisième geste : photographier abondamment. Avant toute remise en ordre, documentez. La porte vue d'ensemble, la serrure en gros plan, le cylindre s'il a été vrillé ou arraché, les éclats de bois au sol, le point d'entrée. Ces images dateront votre sinistre et appuieront votre déclaration. Sur le bâti ancien, photographiez aussi l'état général de la porte avant intervention : cela vous protège si la question d'un remplacement complet se pose ensuite avec l'assurance.
Quatrième geste : appeler le 17, puis déposer plainte. Le dépôt de plainte au commissariat ou en gendarmerie est indispensable, y compris pour l'assurance. Vous pouvez préremplir une pré-plainte en ligne pour gagner du temps. Notez le numéro de procès-verbal : il vous sera systématiquement demandé.
Cinquième geste : sécuriser, sans dénaturer. Une fois le constat possible établi, la porte doit être remise en état de fermer. C'est l'objet de l'intervention d'urgence d'un serrurier. À Brétigny, qu'il s'agisse d'un pavillon de la Moinerie, d'une maison du centre ancien ou d'un appartement de Clause-Bois Badeau, le but est double : rétablir la fermeture ce soir même, et préserver autant que possible ce qui mérite de l'être. Le 01 41 69 10 08 répond 24h/24, et le tarif vous est annoncé avant tout déplacement — à partir de 149 € TTC pour une mise en sécurité.