Avant de plonger dans la technique, laissez-moi vous parler de Colombes telle que je la perçois après cinquante ans à fréquenter le département. Cette ville n'est pas Neuilly, n'est pas Boulogne, et c'est très bien comme ça. Colombes, c'est la banlieue 92 dans ce qu'elle a de plus authentique : populaire, familiale, mélangée. Quatre-vingt-cinq mille habitants, des familles entières installées depuis trois générations rue du Bournard ou avenue de l'Europe, des nouveaux arrivants attirés par la proximité de Paris et la liaison Transilien J en quinze minutes depuis la gare de Colombes ou du Stade. Une ville où l'on ne paye pas le loyer du Triangle d'Or et où l'on attend donc d'un plombier qu'il soit honnête sur les prix. C'est exactement la promesse que tient Joël.
L'histoire urbaine de Colombes explique presque tout de sa plomberie actuelle. La commune est ancienne — il y avait déjà une église dès le Moyen Âge — mais elle s'est développée par vagues successives, et chaque vague a laissé son bâti. Le vieux centre, autour du parvis et de la rue Saint-Denis, garde quelques immeubles d'avant-guerre et des petites maisons de maraîchers en meulière. Le Petit-Colombes, au nord, s'est massivement urbanisé après-guerre pour loger les familles ouvrières attirées par les usines de la boucle de Gennevilliers. Les Fossés-Jean, à l'est, ont vu pousser leurs grands ensembles dans les années 60 — c'est là qu'on trouve aujourd'hui une concentration de résidences à structure béton typique de l'époque, avec leurs colonnes communes et leurs ballons collectifs ou individuels devenus aussi vieux que leurs occupants. Le quartier du Stade, autour du célèbre stade Yves-du-Manoir qui accueillera l'épreuve de hockey sur gazon des Jeux Olympiques de 2024, est plus pavillonnaire, avec des maisons de banlieue construites entre les deux guerres et après. Le Plateau, entre la mairie et le boulevard Charles-de-Gaulle, mêle pavillons et petits collectifs. Vieux-Colombes garde un charme village, et le quartier Agent-Sarre, plus récent, fait la transition avec La Garenne-Colombes voisine.
Quand un artisan Joël prend votre appel à Colombes, il sait immédiatement à quoi s'attendre rien qu'à l'adresse. Une fuite rue Henri-Litolff dans une résidence de 1972, ce ne sera pas la même intervention qu'une fuite dans un pavillon de 1935 du Plateau, ni qu'une fuite dans une opération neuve avenue Stalingrad. C'est ce qui distingue un vrai professionnel d'un opportuniste qui débarque sans avoir compris où il met les pieds. À EDF, on disait toujours qu'on ne touche pas à un réseau qu'on ne connaît pas, et c'est exactement ce qui s'applique ici.
