Pour bien comprendre la plomberie sartrouvilloise, il faut d'abord lire la ville. Sartrouville a grandi par couches successives, chacune correspondant à une période d'urbanisation, à une vague d'habitat, à une politique publique. Cette stratification se traduit par des typologies hydrauliques différentes selon le secteur où l'on intervient, mais avec une dominante pavillonnaire qui caractérise une grande partie du tissu urbain.
Le Centre-ville, organisé autour de l'église Saint-Martin, de la mairie et de la place Nationale, conserve une trame d'immeubles édifiés essentiellement entre 1900 et 1965, complétée par des reconstructions d'après-guerre et quelques opérations contemporaines. Les distributions d'origine relèvent du plomb laminé pour les arrivées principales et du cuivre étamé pour les distributions secondaires.
Le quartier des Vaudoires, qui s'étend dans la partie nord de la commune, présente un pavillonnaire dominant des années 1900-1960 caractéristique du nord des Yvelines : maisons en meulière, pavillons en briques, parfois maisons cossues du début du XXe siècle dans les rues les plus calmes proches de la Seine. Cette typologie constitue l'une des marques identitaires de Sartrouville.
Le quartier du Plateau, qui s'étend sur la partie haute de la commune en direction du Vésinet, présente une typologie similaire avec des maisons individuelles bourgeoises et quelques copropriétés intermédiaires plus récentes.
La Cité des Indes, située dans la partie sud-est de la commune, concentre la principale opération de logement collectif sartrouvilloise. Édifiée essentiellement entre 1965 et 1985, ce secteur présente des barres et tours en béton gérées par les principaux bailleurs sociaux des Yvelines. Le quartier fait pour partie l'objet de programmes de réhabilitation thermique et hydraulique.
Les quartiers Buchères et Vieille-Église complètent la mosaïque avec leurs typologies propres, mêlant pavillonnaire ancien et copropriétés intermédiaires édifiées essentiellement entre 1965 et 1990. Quelques opérations résidentielles récentes RT 2012 puis RE 2020 ponctuent ces secteurs.
Cette mosaïque, qui fait la part belle au pavillonnaire, impose à l'artisan une rigueur particulière. On n'aborde pas une fuite dans un pavillon en meulière des Vaudoires comme on aborde une chasse d'eau dans une tour de la Cité des Indes, ni comme on aborde une chaudière dans une copropriété intermédiaire de Buchères. Les distributions, les pressions, les contraintes de copropriété et les enjeux assurantiels n'ont rien à voir d'un quartier à l'autre.
