Pourquoi ça bouche à Provins : graisse, calcaire et canalisations qui ont vu passer les foires
Première chose à comprendre : une canalisation, ça ne se bouche jamais du jour au lendemain. Ça s'encrasse lentement, et un jour il suffit d'un dernier résidu pour que tout se bloque. À Provins, j'ai identifié trois grandes familles de causes, et elles ne touchent pas tout le monde pareil.
La graisse — l'ennemi numéro un des commerces. Dans un restaurant, une crêperie, une boucherie, un traiteur, les eaux de cuisine charrient des matières grasses en permanence. La graisse part chaude et liquide dans la canalisation, puis elle refroidit, fige, s'accroche aux parois, et capture tout ce qui passe ensuite : épluchures, marc de café, farine. Sur la place du Châtel ou la rue Saint-Jean, où s'alignent les terrasses qui régalent les touristes le week-end, c'est LA cause de bouchon que je vois le plus. Une canalisation de plonge mal entretenue, c'est une bombe à retardement.
Le calcaire et le tartre — la signature du bâti ancien. L'eau de Seine-et-Marne est calcaire. Dans les vieilles canalisations en fonte ou en plomb des maisons de la ville basse et des immeubles anciens de la ville haute, le calcaire se dépose en couches, le diamètre intérieur se rétrécit année après année, et ce qui passait hier sans souci finit par accrocher. Ce n'est pas un défaut, c'est l'âge. Une canalisation qui a vu passer plusieurs générations de Provinois finit forcément par se rétrécir.
L'usage domestique — cheveux, savon, lingettes. Chez le particulier, c'est plus banal mais tout aussi efficace : cheveux et savon qui forment un feutre dans le siphon de douche, lingettes dites "biodégradables" (elles ne le sont pas) jetées dans les WC, restes alimentaires poussés dans l'évier faute de poubelle à portée.
Ce qui rend Provins particulier, c'est que ces trois causes se cumulent souvent sur un même réseau ancien. Une maison à pans de bois de la rue de la Cordonnerie peut avoir une cuisine moderne raccordée sur une chute en fonte d'avant-guerre, elle-même reliée à une évacuation collective qui descend vers la ville basse drainée sur d'anciens marécages. Quand ça bouche là-dedans, il faut un pro qui comprenne le terrain, pas un type qui force un furet à l'aveugle. Le tarif Joël pour démêler tout ça commence à 99€ TTC, annoncé avant l'intervention au 01 41 69 10 08.